
Je peins les carreaux peints à la main seule,
car c’est une pratique qui se situe entre l’art et l’artisanat,
comme une sorte calligraphie dont l’écriture est identifiable et unique.

Il s’agit d’une création qui doit rester spontanée, il n’y a aucun repérage préalable
ni poncif mais une libre interprétation sur la base d’un projet très schématique.
Et ça doit rester comme cela, pour que le plaisir de peindre subsiste
…car il se voit dans le résultat.
Finalement, on est donc loin du travail à la chaîne et de la production de masse
et cela a un coût qui se traduit dans le prix de vente,
mais également dans les délais parfois longs.

Même dans le cas d’un motif répétitif, aucun carreau n’est vraiment identique à l’autre,
ce sont ces nuances parfois en apparence à peine perceptibles
qui font toutes la différence avec une image répétée mécaniquement.
Il y a aussi les multiples « accidents » de parcours le plus souvent imprévisibles,
… tout ce qui fait la différence avec par exemple les émaux « à effets » craquelés artificiellement.

Les carreaux sont cuits à 800°.

Une opération qui doit être reproduite pour chaque couleur
de manière à éviter qu’elles ne se mélangent et perdent ainsi leur identité.
Les demandes spéciales formulées par les clients hors du catalogue,
que ce soit au niveau des motifs ou des couleurs,
doivent être étudiées.
Le passage par le feu est une technique complexe et tout n’est pas possible.
Chaque proposition du catalogue a nécessité de nombreuses recherches.
